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Yamaha Tricity et MBK Triptyk, vélomoteurs des temps modernes

Yamaha Tricity et MBK Triptyk, vélomoteurs des temps modernes

La marque japonaise et sa filiale française lancent un scooter urbain trois roues destiné au plus grand nombre. Avec pour atouts une facilité de pilotage associée à un poids et un prix contenus.

Tel le Phénix, la bonne vieille Mobylette semble aujourd'hui renaître de ses cendres. Une renaissance qui prend également la forme d'une métamorphose, car les nouveaux engins lui succédant passent de deux à trois roues et deviennent des scooters. Ils ont pour nom Yamaha Tricity et MBK Triptyk. Les deux machines sont strictement identiques, mais la seconde change de patronyme quand elle est distribuée par MBK, ex-Motobécane, le fabricant des Mobylettes, et aujourd'hui filiale à 100 % de Yamaha. L'objectif de ce duo est à bien des égards très proche de celui de sa glorieuse ancêtre: permettre au plus grand nombre d'accéder à la mobilité. Lancée après la seconde guerre mondiale, la Mobylette était un véhicule de pénurie. Jusqu'à la fin des années 1970, il a permis à des millions de Français de se déplacer pour pas trop cher plus confortablement qu'à bicyclette, à une époque où la voiture individuelle était moins répandue et les transports en commun moins commodes.

L'approche des Tricity/Triptyk est différente. Elle se fonde sur les qualités dynamiques d'un scooter trois roues (facilité de prise en main, stabilité) associé, comme pour la Mobylette, à un poids et un prix contenu. Il s'agit de séduire maintenant une population cherchant au contraire à renoncer à la voiture ou aux transports en commun. Les Tricity/Triptyk auraient pu être les concurrents du MP3 125 cm3, le premier scooter trois roues, si le constructeur de ce dernier, Piaggio, ne l'avait pas arrêté. Face aux grosses cylindrées trois roues de la marque italienne (jusqu'à 500 cm3), qui se pilotent également avec un simple permis auto, le modèle 125 cm3, au poids pachydermique (près de 220 kilos) au regard de sa cylindrée, ne justifiait plus sa présence au catalogue. «Nous n'avons pas cherché à imiter la moto», précise à propos des Tricity/Triptyk Éric de Seynes, directeur Général des Opérations et membre du Comité exécutif de Yamaha Motor Europe. Le véritable concurrent de ces deux petits scooter dans la course à la mobilité urbaine individuelle est plutôt le vélo à assistance électrique.

Le moteur des Tricity et Triptyk est un monocylindre 4 temps de 125 cm3. Il délivre 11 chevaux et les propulse à 100 km/h maximum (110 compteur). Les deux machines sont cependant plutôt à l'aise en deçà de 80 km/h. Un peu court pour sillonner les voies rapides, mais somme toute acceptable pour le réseau secondaire, en passe, du reste, d'être limité à 80 km/h. Relativement léger (152 kilos tout pleins faits), ce trois roues met tout de suite en confiance. Ses deux roues avant procurent un réel sentiment de sécurité, ce qui s'est confirmé pendant notre essai à Amsterdam lors de nombreux passages sur les rails de tramways, dont la ville est saturée. Là où la stabilité d'un deux roues est cruellement mise à l'épreuve, notre Tricity/Triptyk s'est montré impérial. Si vous savez accélérer et freiner, son pilotage ne vous posera aucun problème. Comme pour tous les trois roues, l'inclinaison des roues avant dans les virages facilite aussi la conduite. Une chute reste bien sûr toujours possible, mais, pour un néophyte, les limites sont considérablement reculées par rapport à un scooter deux roues. Le freinage pour des raisons de coût et de poids, ne dispose pas d'ABS. Mais il est couplé (le levier gauche agit à la fois sur l'avant et sur l'arrière). Preuve d'un bon équilibre, nous n'avons pas réussi à bloquer les roues même en tirant violemment sur les deux leviers (le droit agit sur les deux disques des roues avant).

Les Tricity et Triptyk ne disposent pas non plus du blocage du train avant à l'arrêt (fonction «roll-lock») comme sur les Piaggio MP3, dispositif permettant de ne pas poser par terre les pieds. L'installation à bord est facile et la place n'est pas comptée. Les genoux d'un conducteur de près de 1,90 m ne cognent sur le tablier, ce qui n'est pas toujours le cas sur d'autres scooters. Le duo est possible dans de bonnes conditions, mais il ne faudra alors pas compter sur des accélérations décapantes. La soute placée sous la selle accueillie un seul casque «Jet». Le tableau de bord est totalement digital. S'il ne possède pas de compte-tours, il affiche en revanche la température extérieure. Notons cependant que sur notre machine, cet indicateur faisait preuve d'une grande fantaisie dans ses informations. L'équipement est correct, sans plus (pas d'appel de phare, par exemple), et la finition, satisfaisante. Bien dessiné, ce trois roues affiche une silhouette plus gracile que beaucoup de scooters à deux roues.

Un appétit d'oiseau (moins de 3 litres au cent) confirme la vocation économique du duo Tricity/Triptyk, déjà annoncée par leurs prix: 3 799 € chez Yamaha comme chez MBK. Avec 260 points de ventes en France pour chaque réseau, soit au total plus de 500 enseignes, ce trois roues au tarif compétitif bénéficie d'une belle force de frappe commerciale, et devrait logiquement être un succès. Yamaha a des ambitions mondiales pour son nouvel engin, fabriqué en Thaïlande. Sans doute, au Japon, rêve-t-on au fameux Cub de Honda, diffusé à plus de 25 millions d'exemplaires sur tous les continents.

D'après communiqué

Auteur : M.A    eMail : makrem@easygo.tn
Journaliste polyvalent, M.A s’est spécialisé depuis 3 ans dans l’actualité automobile : couverture d’événements, news, essais de nouveaux modèles, articles et enquêtes.